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On peut tout couper en deux, son lit, son oreiller, ses caissons, ses tentures, son sandwich on s'en fiche. La brouette du voisin, ces désirs et ces besoins. On aurait pu.. Mais oublies tout. Bouffe ta tête, ton blouson, mes godasses et ton caleçon. Bouffe la mie et les miettes, avale tout sans prendre retraite. Croque ta main, mange ta mère, déçois moi et va prendre l'air. Oublis pas, ton sarouel, ton sifflet et mes ailes. Joue a tout, fais le tapis, c'est finit et puis tant pis. Laisse-moi et vas t'en. Flambe tout, flambe nous, de ton orteil jusqu'à mes oreilles. Et tu dis, que la vie, ce n'est qu'une sale comédie, alors vas-y, profites-en ! Bois le vent, vends la pierre, éponge donc la rivière ; gobe l'air, gobe tout, mes bisous et les égouts, tes écarts et mon dégout. Et ton coeur et mon âme. Croque tout même les montagnes, bouffe, bouffe et fais de ton bide un putain de gouffre. Pendant que t'y est bouffe nous entièrement, vas-y lentement et apprécie. Et quand t'auras piller le meilleur, vas-t-en mauvais payeur.
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